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Se rapprocher du centreville?

1 septembre, 2011

« Je mets quiconque au défi detrouver à Ottawa un terrain de 65 pieds de largeur à cinq minutes du pont Champlain. Il n’y a pas un projet domiciliaire du côté ontarien qui peut offrir ça », lance Éric Pigeon, propriétaire de Construction Gérik, dont l’entreprise développe un projet domiciliaire dans le quartier Rivermead du secteur Aylmer.

Il n’y a pas de doute que le facteur distance soit pris en compte par les résidents ontariens quand ils se mettent à la recherche d’une nouvelle maison. « Quand on regarde la géographie, ceux qui travaillent au centre-ville et qui cherchent à s’acheter une maison se retrouvent de plus en plus à Kanata, Barrhaven, Stittsville ou Embrun. Du côté québécois, ils sont à quelques minutes des ponts menant au centre-ville », constate Paul-André Charbonneau, copropriétaire de Construction Chartro. Souvent, surtout pour les résidents du secteur central de Hull ou de Pointe-Gatineau, Aylmer semble très éloigné du quartier d’affaires d’Ottawa. C’est pourtant bien plus proche que la quasi-totalité des secteurs périphériques de la capitale. Du chemin March, à Kanata, on doit parcourir près de 30 km pour se rendre au Parlement. Du chemin Trim, à Cumberland, c’est près de 25 km. De Limoges, 45 km. Or, les résidents des quartiers entourant le boulevard Wilfrid-Lavigne, secteur Aylmer, ne doivent rouler que 14 km pour arriver à la même destination. Dans le secteur Rivermead, la distance à franchir n’est que de 8 kilomètres! Du centre du quartier Le Plateau, on n’est qu’à une douzaine de kilomètres du Parlement.

Les chiffres sont éloquents. Et après un rapide calcul, on s’aperçoit que les économies de temps et d’essence sont considérables. Nadine Miron, Directrice, développement et conception, chez Construction Junic note une affluence croissante au Plateau (secteur Hull Aylmer) de jeunes couples franco-ontariens provenant des régions de Limoges, Casselman et Embrun. « Plusieurs jeunes préfèrent être plus en ville qu’à la campagne », constate Mme Miron. Et, tant qu’à aller en ville, plusieurs préféreront un endroit plus central à Gatineau à une résidence en périphérie d’Ottawa.

Patrice Tardif, analyste principal de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) pour la région de Gatineau, souligne pour sa part que le développement d’axes routiers comme le boulevard des Allumettières a amélioré l’accès au centre-ville, et rendu des secteurs comme Aylmer et le Plateau encore plus attrayants. Dans l’étude « La frontière asymétrique » qu’elle a cosignée avec Marc Brosseau, la professeure Anne Gilbert, géographe à l’Université d’Ottawa, effleure la question des distances. « Pour de nombreux résidents d’Ottawa et de Gatineau, écrivent les auteurs, la frontière n’existe pas.€ Les deux villes et de leurs périphéries forment un espace intégré, marqué bien sûr par certaines discontinuités – au premier plan la rivière, les quelques ponts souvent trop achalandés qui la traversent – mais somme toute assez indifférencié.

« Les distances est-ouest, entre Orléans et Kanata par exemple, ou encore entre Buckingham et Aylmer, sont plus fortement perçues que la frontière interprovinciale, surtout qu’elle sépare des centres-villes situés à distance de marche l’un de l’autre, que les déplacements de milliers de travailleurs quotidiennement relient par ailleurs. »

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